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Kandinsky, Improvisations VII, 1910 (131 x 97 cm)
« Est beau ce qui procède d'une nécessité intérieure de l'âme. Est beau ce qui est beau intérieurement. »
Kandinsky, Du spirituel dans l’art et dans la peinture en particulier, 1910
«Plus important que ne le sont la nature et les études d'après nature est l'accord de l'artiste avec le contenu de sa boîte à couleurs. Il faudrait pouvoir un jour improviser librement sur le clavier chromatique que forment les godets d'aquarelle.»
Paul Klee, Journal, mars 1910
Paul Klee, Confession d'un créateur, 1920
Paul Klee, Souvenir d'un jardin, 1914
« L'art ne reproduit pas ce qui est visible mais rend visible. L'essence même du dessin tend, à raison, à nous mener vers l'abstraction. Le caractère schématique et fantastique de l'imagination est donné et s'exprime en même temps avec une grande exactitude. Plus le dessin est pur, c'est-à-dire plus on accorde d'importance à la forme qui sous-tend la représentation graphique, plus l'échafaudage qui sert à la représentation réaliste des objets visibles est faible.»
Paul Klee, Confession d'un créateur, 1920
Paul Klee, Roseraie, 1920 (49 sur 42,5 cm)
Monet, Gare Saint-Lazare, 1877
(83 sur 101 cm)
"Comme dans les toiles représentant les ponts, Monet recherche ici la structure linéaire du lieu. La fumée, la vapeur, la lumière incidente habillent l'image, animent l'espace. La gare, cathédrale des temps modernes". (Ibid.)
Monet, Arrivée du train de Normandie, 1877
Monet, Le pont de l'Europe, 1877 (64 sur 81 cm)
A proximité immédiate de la Gare, le pont de l'Europe et sa structure métallique inspirent Monet, Caillebotte (ami des impressionnistes, alors encore assez proche de la peinture réaliste) et d'autres.
Caillebotte, Sur le pont de l'Europe, 1876
Caillebotte, Le pont de l'Europe, 1876 (125 sur 181 cm)
Norbert Goeneutte, Le pont de l'Europe et la Gare Saint-Lazare, 1888
Cette immense composition qui magnifie un événement villageois fit scandale lors de son exposition au Salon de 1850. Les critiques s'insurgent :
« Oh ! les laides gens ! et quel peuple ! et quand on est fait comme cela... l'on devrait au moins avoir le droit de ne pas se faire peindre ! »
« Imaginez-vous la copie la plus scrupuleuse et la plus impitoyable de toutes les trivialités de figures, d'attitudes, de costumes, de physionomies qu'on puisse glaner à chaque pas dans la vie privée, et particulièrement en province. Ce n'est pas la restauration du laid, c'est la poursuite et la recherche de l'ignoble. »
"C'est à vous dégoûter d'être enterré à Ornans"
Le réalisme
Le mouvement réaliste, en peinture, connaît son apogée dans les années 1850-1870. Il se pose en réaction à la peinture romantique et à l'académisme contemporain qui emprunte ses sujets à la mythologie, l'histoire et la religion. Les peintres réalistes mais aussi certains romanciers témoignent de la réalité de leur temps en représentant le monde du travail et les petites gens (paysans, ouvriers...), privilégiant les scènes populaires, volontairement banales ou familières. Il s'agit pour eux de réhabiliter le quotidien, avec un souci de vérité documentaire, en ne cherchant ni à l'embellir, ni à l'enlaidir : « Pourquoi chercherais-je à voir dans le monde ce qui n'y est pas et à défigurer par des efforts d'imagination ce qui s'y trouve ? », s'interroge Gustave Courbet, considéré comme l'artiste majeur du mouvement réaliste.